Après
la plongée :
- Efforcez-vous d’économisez l’eau douce. C’est
le bien le plus précieux
- Demandez des installations qui évitent le gaspillage d’eau
douce :
bac de rinçage pour les équipements, douche à débit
contrôlée.
Plongeurs, baigneurs, navigateurs… ensemble, économisons l’eau douce.
Exigeons des centres de plongée et des ports, des installations qui évitent
le gaspillage.
Plongeurs, nous visitons
parfois des régions du monde où l’eau est rare.
Nous nous installons momentanément dans des centres de plongée
et des hôtels, situés dans des pays où l’eau
est très inégalement répartie. Le gaspillage de
l’eau douce y est inadmissible car il a des conséquences
dramatiques sur les populations riveraines. En effet, lorsque l’eau
douce est rare, sa répartition se fait systématiquement
en faveur de ceux dont le pouvoir d’achat est le plus fort et
des structures touristiques aux dépens des citoyens les plus
démunis.
Du matériel de plongée rincé inutilement,
une douche trop longue, un robinet laissé ouvert, c’est
un champ qu’on irrigue mal, une mauvaise récolte, la faillite,
l’émigration vers les bidonvilles…
L’eau douce,
un bien rare:
L’eau douce liquide ne représente que 1% de l’eau de
notre planète. La glace d’eau douce et les neiges éternelles
représentent 2% et l’eau salée 97 %.
Une demande croissante,
une disponibilité en régression ! La planète comptait 2,5 milliards d'habitants en 1950 et 6,5
milliards en 2005. En 2025, 8 milliards d'humains devront se partager
la même quantité d'eau qu'aujourd'hui. Dans vingt ans,
la réserve mondiale disponible par habitant sera trois fois moins
importante qu'en 1950.
Les réserves d'eau douces atteignaient 16 800 m3 / an / habitant en 195O.
Elles n’étaient plus que de 7 300 m3 en 2000.
Elles seront 4 800 m3 2025.
En 2005, plus d’un
milliard et demi de personnes vivent dans des pays en état de
stress hydrique, c’est à dire où la ressource en
eau est inférieure à 1 700 m3 / an / habitant.
Si rien est fait, ils seront 3 milliards d'individus en souffrance,
en 2025.
Les
pollutions diminuent la disponibilité d’eau saine.
Non seulement la quantité d’eau douce est limitée
et définitivement limitée, mais les pollutions diminuent
considérablement les sources d’eau douce saines.
Un m3 d'eau douce pollué rend inutilisables 8 à
10 m3.
34 000 personnes meurent
chaque jour faute d'accès à une eau saine.
Une purification
des eaux polluées et le dessalement de l’eau de mer sont
possibles, mais ces deux traitements qui nécessitent une technologie
avancée sont très coûteux, et ne sont pas accessibles
aux plus pauvres. Ils sont aussi très gourmands en énergie.
La consommation d’eau douce
20 litres d’eau saine par jour,
c ’est la quantité minimum d’eau douce
nécessaire à chacun pour vivre
dans des conditions saines.
L'agriculture
absorbe 73 % de l'eau douce utilisée
dans le monde,
L'industrie et la production d’énergie représente
21 %
La consommation domestique représente 6 %.
La consommation
domestique est très inégale,
en moyenne :
Un Américain consomme 600 litres d’eau par jour,
Un Européen 150 litres d’eau par jour,
Un Africain entre 5 et 10 litres !
A titre indicatif :
Un bain consomme 70 litres d’eau douce,
Une douche qu’on laisse couler consomme 80 litres
La chasse d’eau des toilettes consomme 25 litres
Le lavage d’une voiture consomme 400 litres
La crise de l’eau, c’est chez nous.
L’eau douce
manquerait-elle soudainement ? Non, mais notre consommation d’eau
douce augmente si rapidement que l’eau douce nous manque !
La crise s’installe non seulement dans les pays africains où
la ressource est faible et la distribution incohérente, mais
aussi dans les pays « riches et bien arrosés » comme
la France (selon l’expression de vieux manuels de géographie).
En 2005, un quart du territoire (25 départements) était
en situation de crise. L’Espagne s’enfonce chaque jour un
peu plus dans une situation qui paraît sans autre issue qu’une
diminution drastique de la consommation. Ces réserves hydrauliques
sont à 41% de sa capacité totale et les prévision
pour les années à venir sont catastrophiques.