Une
prise de conscience toujours plus étendue permet aujourd'hui
de constater des progrès considérables en matière de gestion
des déchets produits dans le cadre des activités nautiques.
Seul bémol, et pas des moindre, le principe de la réduction
à la source (la non production de déchets) reste embryonnaire
alors que les opportunités de manquent pas.
Les
acteurs de la plongée sous-marine, en qualité de témoins
privilégiés et vigilents de l'impact des déchets sur les
fonds marins, ne peuvent et veulent pas rester sur le bord du
chemin sur cette question :
L'Opération
écogestes pour la méditerranée :
Le
centre ambassadeur du CPIE la Ciotat mène campagne
auprès des plaisanciers afin qu'ils adoptent une attitude
plus responsable envers l'environnement marin.
Sur
toute la côte méditerranéenne jusqu'en Corse, du 29 juin au
10 septembre 2004. Les écogestes pour la Méditerranée portés
en 2004 par le CPIE Côte Provençale de La Ciotat sont mis en
oeuvre par 16 associations qui mutualisent leurs moyens techniques
et humains.
L'objectif
consiste à promouvoir, auprès des usagers de la mer, les gestes
pratiques et écologiques qui permettent de préserver la Méditerranée.
Au
cours de cette campagne, les ambassadeurs écogestes animent
des entretiens individuels avec les usagers de la mer tel que
les plaisanciers, les baigneurs, les pêcheurs amateurs, les
chasseurs sous-marins, les plongeurs. Le but de ces entretiens
est d'aller au-delà d'une sensibilisation, pour proposer des
changements de comportements au travers d'explications commentées,
rassemblées sur le livret des écogestes.
Au
total, plus de 50 000 livrets des écogestes seront distribués
lors de cette campagne dans les points relais tels que les capitaineries,
magasins d'accastillage, salons nautiques, sociétés nautiques,
clubs de plongée, bateaux écoles, écoles de voiles. Cette action
régionale de proximité se déroule grâce à l'appui technique
du Réseau Mer et aux soutiens financiers de partenaires publics
et privés sensibles à la protection de l'environnement.
Début
Les
différentes opérations "Ports Propres" :

La
Région Languedoc-Roussillon, riche de 25 000 anneaux, est pionnière.
« Neuf millions d'euros sont prévus pour diminuer de 50 % les
rejets toxiques en dix ans et intensifier la lutte microbiologique
», révèle Jean-Mathieu Despoux du Syndicat mixte pour l'aménagement
touristique du Languedoc-Roussillon.
Engagée
en 2000, cette vaste opération s'est dotée, cet été, d'un label.
Celui de «Port propre».
Trois
critères doivent être remplis :
- Garantir
la qualité de l'environnement,
- Aménager
les zones portuaires ;
- Sensibiliser
les usagers ;
Premiers
éléments concrets réalisés : « La formation de trente-six agents
et la mise en place de quinze déchetteries portuaires. Vingt-quatre
capitaineries se sont aussi équipées de matériels de lutte antipollution.
» Les Languedociens espèrent faire école. « Une convention vient
d'être signée avec la Région PACA. Une autre est en projet avec
les Pays de la Loire. »
Pour mémoire,
Les différentes sources de pollutions dans un port sont
:
- Dépôt
de déchets non autorisé : pots de peinture, de colle,
d’antifouling, bidons d’huile, solvants, chiffons, cartons,
papiers souillés…;
- Déchets
flottants : bouteilles plastiques, cartons, papiers, boîtes
de conserve, sacs plastiques…;
- Station
d’avitaillement : pollution par hydrocarbures…;
- Eaux
de carénage : particules de peinture, d’antifouling, solvants,
huiles, hydrocarbures…:
- Eaux
de ruissellement : hydrocarbures, huiles moteur, métaux
lourds…:
- Eaux
domestiques : toilettes, lavages, rinçages.
Début
L'association
vacances propres" œuvre depuis 1975 :

L’Association
est créée en 1971 et le lancement de la 1ere campagne
"VACANCES PROPRES" a lieu en 1975, elles est issue
d'une initiative privée de grands Groupes du secteur des
produits de grande consommation et de l’emballage. Ils anticipent
la pollution que pourraient engender les emballages de leurs
produits s’ils devenaient des déchets sauvages oubliés sur
la plage ou autre lieu de détente, en période de vacances.

Début
La
Fédération Française des Ports de Plaisance se mobilise :
Eaux usées,
huiles, gazole, résidus de peintures vont aujourd'hui à la mer.
Le développement
des loisirs nautiques n'est pas sans conséquences sur l'environnement.
Véritables cités flottantes les ports de plaisance génèrent
des pollutions jusqu'à présent peu traitées. Plusieurs Départements
ou Régions, comme le Languedoc-Roussillon, s'attaquent au problème.
Les deux
cents ports de plaisance de France ont du pain sur la planche
comme l'a confirmé cette semaine à Cherbourg, Éric Fortin de
l'Agence de l'eau Seine-Normandie. Dans le cadre des premières
« rencontres nationales de l'aménagement littoral », à la Cité
de la Mer, il a dressé l'état des lieux des sites normands.
« Seuls 15 % des aires de carénage des coques sont équipées
pour éviter les rejets toxiques.
Sur les
5 000 batteries renouvelées chaque année, à peine un cinquième
sont récupérées. Quant aux eaux usées des bateaux de plaisance,
aucun port n'est en mesure de les collecter. Quand on sait qu'environ
60 000 unités fréquentent les pontons normands, à raison d'une
moyenne de quatre à cinq occupants par embarcation, on mesure
l'ampleur des nuisances.
Le problème
est pris au sérieux par la Fédération
française des
ports de plaisance. Son directeur général, Éric Rahyr,
parle de défi à relever. "Nous venons de créer un groupe
de travail interne à la Fédération sur les problèmes d'environnement".
Vendredi
05 novembre 2004 : 3ème Journée FFPP au Palais du Luxembourg.
Programme prévisionnel de la 3ème JOURNEE FFPP 2004 au
Palais du Luxembourg, PARIS : « L’exploitation dynamique d’un
port de plaisance » - Pour une gestion du développement durable
de la filière nautique !
Début