Mémoire
sur les Macros Déchets sous marins,
Je
persiste à croire que la donne est fausse. Nettoyer un port, ou
une côte n'est pas une petite affaire, surtout si l'on veut
que les résultats soient véritablement positifs, c'est-à-dire
que tous les fonds visités par la suite soient exempte de déchets.
Il s'agit en réalité de Travaux sous marins conséquents
qui doivent engager des crédits publics dans le cadre de marchés
Publics et d'appels d'offres.
Les
macro déchets n'ont pas uniquement leurs origines parmi les seuls
habitants du littoral, en effet, des milliers de tonnes de
macro déchets sont déversés par les fleuves et ceux qui se
remettent en activité lors des orages ou des saisons pluvieuses.
Il
faut rappeller que tous ce que l'on peut trouver dans la vase
d'un port n'est pas toujours neutre. Passons sur les munitions
qui y séjournent couramment (au cours d'un chantier, méfiant,
j'ai fait relever une bouteille par les Plongeurs Démineurs…elle
contenait simplement de l'Hypérite de la guerre de 14 !) Il y
a aussi beaucoup de ferraille rouillée et bien coupant.
Ainsi,
pour aller au delà de la démarche symbolique
d'une opération de nettoyage par les associations (limites
liées à la sécurité et à l'appéhension
de l'étendue géographique notamment), il va donc
établir un cahier des charges.
Et
c'est là que le monde des Plongeurs de Loisirs peut intervenir
efficacement. Pour sensibiliser les décideurs des collectivités
locales littorales, il sera bon de leur faire état de la densité
des macro déchets.
Et
leurs moyens en ce domaine existent et sont nombreux. Par
exemple, fournir des relevés, photos, vidéo toutes activités
courantes dans les clubs. Au sein desquels se trouve des photographes
et cinéastes qui pour être amateurs, n'en fournissent pas moins,
des résultats de haut niveau.
Faire
connaître les résultats à la presse locale. Rencontrer des
entrepreneurs de Travaux sous marins locaux, Ils ne manquent pas
et sont souvent bien connus.
Je
tiens à votre disposition une cassette vidéo et le récit d'une
opération avec l'association ALADIN de Toulon. Il s'agissait d'une
récupération de carcasses automobiles vers le Cap Brun. Le
repérage des lieux avait été exécuté par les jeunes plongeurs
d'ALADIN. Ainsi qu'un dossier épais avec photographies, points
géographiques, inventaire de ce qui était visible, décompte possible.
Ainsi que l'assistance surface et plongée.
La
Comex avait prêtée, des scaphandres des narghilés, les sacs de
renflouements… Les scaphandriers exécutaient les travaux assistés
des plongeurs du club. Ce fut un succès. Car croyez moi
un tas de 35 voitures, c'est impressionnant.
Les
représentants de la Police présents sur place pour relever les
plaques minéralogiques et autres numéros, en vue d'une recherche
de véhicules volés, étaient, on ne peut plus satisfaits.
Dans cet esprit de partenariat, ma dernière action a été de
réunir à l'INPP, des représentants de la FFESSM, son Président
en l'occurrence et le Président du SNETI (Syndicat National
des entreprises de travaux immergés) des Sapeurs Pompiers et bien
naturellement le directeur de l'INPP.
Ayant
quitté, lors de l'anniversaire de mes 70 printemps ce théâtre
d'opérations, je ne sais ce qu'il en est devenu. Mais il y
avait ce jour là des hommes de bonne volonté décidés à voir évoluer
le problème des macro déchets sous marins vers une solution pragmatique,
légale et réglementaire, et surtout, positive.
Vous
pouvez prendre la suite…je vous y engage bien vivement.
Gérard
LORIDON
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