.



Des infos régulières sur le problème des déchets en mer !

 

Je vous propose ici une information sur la question des déchets en mer, ceux qui nous concernent au quotidien, ou ceux des activités maritimes et industriels, pour vous faire une opinion, un avis et peut-être vous faire réagir :

René Capo - ADREMCA

(Association pour la Défense, la Recherche et les Études Marines de la cote Aquitaine) :

    • promouvoir l' étude des fonds marins au large de la Cote Aquitaine ;
    • de rechercher les moyens de reconstituer la faune marine ;
    • de contribuer à la protection de la mer et de son environnement

     

La septième rencontre des 163 Etats membres de la Convention de Bâle

La septième rencontre des 163 Etats membres de la Convention de Bâle a ajouté une catégorie supplémentaire à la liste des déchets dangereux dont le trafic transfrontière est soit interdit, soit limité. Les navires partant au rebut ne peuvent plus être considérés comme de l'acier à recycler. Il s'agit de déchets contenant des produits toxiques. Les bateaux recèlent en effet de l'amiante, des hydrocarbures et des produits chimiques toxiques. Avec la décision de la Convention de Bâle, les épaves devront être dépolluées avant d'être désossées.

La question du recyclage des navires n'a cessé d'agiter l'année 2004. Le convoyage de deux vieux navires de guerre américains à travers l'océan Atlantique pour être détruits en Grande-Bretagne a provoqué un tollé international. Les Etats-Unis ont été accusés de se débarrasser en Europe de bâtiments chargés de produits toxiques. La justice britannique a interdit l'opération. La fin de vie du porte-avions français Clémenceau a également été chaotique. Dans un premier temps, le ministère français de la Défense avait vendu le bâtiment à un chantier spécialisé espagnol. Mais une fois en Méditerranée, le navire a pris la direction de la Turquie, pays où les règlements européens de traitement des déchets dangereux ne s'appliquent pas. Là encore, la France a dû rapatrier son bateau. Celui-ci est en cours de démentelement dans un chantier français.

Le recyclage de l'acier des navires est une spécialité des pays en voie de développement qui y trouvent une source importante de revenus. Le Pakistan, le Bangladesh, l'Inde, mais aussi certains pays africains comme le Nigéria sont devenus l'escale finale de ces navires fantômes. Ces navires arrivent sur des chantiers mal équipés où les conditions de travail sont dangereuses et pénibles. Les produits toxiques sont enlevés par des ouvriers mal protégés et stockés sans précaution. Les risques environnementaux sont extrêmement importants.

L'Organisation maritime internationale (OMI) se préoccupe de la question sans pouvoir la résoudre. La décision prise à Genève le 29 octobre devrait donc accélerer l'émergence d'une règlementation qui n'arrange pas les armateurs puisque le coût de démantelement des navires devrait fortement augmenter. Les négociations vont débuter très vite. L'OMI accueillera cinq représentants des Etats membres de la Convention de Bâle le 15 février 2005 à son siège de Londres. L'Organisation internationale du travail (OIT) y dépêchera ses spécialistes sur les conditions de travail. L'OMI a déjà désigné les cinq Etats qui négocieront avec les représentants de la Convention de Bâle. Il s'agit du Bangladesh, des Etats-Unis, du Japon, de la Norvège et des Pays-Bas. Un règlement international devrait être adopté lors de la huitième réunion des parties de la Convention de Bâle en 2006.

Début

La Convention de Bâle entre dans la maturité :

La 7ème conférence des Etats membres de la Convention de Bâle a porté sur la réduction à la source des déchets dangereux et la promotion de produits moins néfastes pour l'environnement. Le programme stratégique en direction des pays en voie de développement manque cruellement de financements.

Adoptée en 1989, la Convention de Bâle est désormais ratifiée par 163 pays. L'une des quatre directives étudiées lors de la 7ème réunion des parties qui s'est terminée à Genève le 29 octobre, a porté sur une approche plus régionale de la gestion des déchets industriels dangereux. Les programmes financés par la Convention se déroulent désormais à l'échelle nationale et sont pilotés par des antennes couvrant des sous-continents.

Il n'est désormais plus seulement question de limiter, voire d'interdire les transferts de déchets industriels. Si les risques liés aux transferts ne sont pas totalement écartés, les règles de gestion sont désormais bien établies. Les trois autres directives étudiées à Genève concernent ainsi la réduction à la source des déchets dangereux, la fin de vie des produits chimiques et la gestion intégrée des déchets.

La Convention a ainsi examiné l'état d'avancement des 21 projets prioritaires qui devront aboutir en 2010. Les batteries au plomb, les déchets électroniques, les huiles usées, les déchets médicaux et les polluants organiques persistants sont les cibles de ces programmes. Les projets sur les batteries au plomb sont focalisés sur Trinité-et-Tobago (Caraïbes) et le Cambodge.

L'Asie est l'unique bénéficiaire des actions sur les déchets électroniques. Sur financement de la Convention, la ville de Pékin s'est ainsi lancée dans une gestion plus rationnelle de ses déchets électroniques. La convention a également aidé la capitale chinoise à l'acquisition d'un incinérateur de dernière génération. Les programmes de gestion des déchets médicaux et des polluants organiques persistants se déroulent en Amérique Latine, en Europe orientale et en Asie centrale. L'arc des Caraïbes est concerné par les huiles usagées.

Au Brésil, les industries les plus polluantes bénéficient d'un plan de sensibilisation à la réduction des déchets à la source. L'Europe de l'Est organise des séminaires pour la diffusion de nouvelles technologies moins polluantes. L'Afrique de l'Ouest recense actuellement tous les exemples réussis de recyclage des produits dangereux. L'Argentine met en place une coopération continentale sur la répression des trafics de déchets dangereux.

Ce plan stratégique souffre d'un manque cruel de financement. Diffuser les meilleures pratiques industrielles et former des ingénieurs sur des sites industriels bien déterminés nécessitent des fonds importants. Pour les années 2002-2003, 944 000 euros ont seulement pu être débloqués. Plus de la moitié des 21 programmes coûtent moins de 40.000 euros chacun.

Début

Le long périple de nos déchets :

Au cours d'une expédition scientifique, menée depuis le navire océanographique Polarstern, Victor 6000, l'engin téléporté de l'IFREMER a été mis à l'eau pour évaluer la quantité de déchets sous la banquise. Victor a effectué 6 plongées aux abords de la banquise dans le détroit de Fram (79° nord), là où s'effectuent les échanges entre l'Atlantique Nord et le bassin Arctique. Victor a observé par 2500 m de profondeur une moyenne de 60 déchets au kilomètre carré (maximum 220 déchets). A titre de comparaison on en compte en moyenne 200 déchets/km2 en Méditerranée. Ces déchets sont bien évidemment essentiellement des plastiques (75%), mais aussi des objets métalliques. Ces régions sont pourtants très éloignées des centres d'activités humaines et ne sont traversées par aucune ligne de navigation. Des centaines de millions de déchets sont ainsi transportés par les courants marins, depuis les zones d'activités humaines vers toutes les zones vierges de la planète !

Conclusion : tout est lié ! Ce que nous faisons ici, aujourd'hui, aura des conséquences là bas et demain... merci pour tous les enfants du monde !

François Sarano

Début

Les îles paradisiaques menacées par la mauvaise gestion des déchets :

Différentes études montrent que, aux côtés de la montée du niveau des océans, de la pêche intensive, de la pénurie d'eau potable, des catastrophes climatiques et de l'inefficacité des services d'hygiène, le niveau des déchets est en train de devenir un problème alarmant pour les îles du Pacifique et de l'Océan indien en dégradant et en contaminant également les rivières et la nappe phréatique de manière insidieuse.

Les déchets menacent la santé publique, mais aussi les moyens de subsistance. En effet, beaucoup de Petits Etats insulaires en développement (SIDS) vivant des revenus du tourisme. Beaucoup de ces SIDS sont difficiles d'accès, et ne disposent que de ressources naturelles limitées, ce qui les rend très fragiles économiquement.

Le Mauricien Jagdish Koonjul, président de l'Alliance des Petits Etats insulaires (AOSIS), a déclaré : '' Il nous faut urgemment accéder à des technologies efficaces et bon marché, dont du matériel de recyclage, avant que le problème de gestion des déchets ne devienne insurmontable. Nous appelons au transfert de technologies.''

Il ajoute que '' de nombreux petits Etats insulaires en développement, dont mon propre pays, l'île Maurice, ont lancé des campagnes de sensibilisation auxquelles les populations ont réagi favorablement. Toujours est-il que, ne possédant pas les moyens de recycler et de réutiliser les déchets, nous ne savons pas quoi faire de la quantité importante de plastiques, d'aluminium et de papier ''.

Des rapports, présentés aux ministres de l'environnement réunis à Jeju, en République de Corée et dans les prochains mois lors d'une conférence réunissant les SIDS qui se déroulera sur l'Île Maurice, estiment que depuis le début des années 90 le niveau des déchets plastiques dans les SIDS a quintuplé.

Il souligne en outre que les problèmes causés par les ordures ménagères et industrielles font partie d'une crise plus large du traitement des déchets. 90% des eaux usagées des petits Etats insulaires des Caraïbes sont par exemple déversées dans l'océan sans avoir été préalablement traitées.

Ce pourcentage atteint 98 pour cent dans certaines parties du nord-est du Pacifique. Dans les Comores, le ramassage et le traitement des déchets est quasiment inexistant et ceux-ci sont souvent dispersés à travers la ville, les aires publiques et les villages.

À Madagascar, seulement 6 pour cent des déchets et des ordures sont ramassés périodiquement. Les quantités de déchets dans la seule capitale Antananarivo sont estimées à 65 700 tonnes. De mauvais emballages de déchets augmentent aussi le risque de paludisme, plus particulièrement à Madagascar et aux Comores. Les récipients utilisés, qui vont des sacs en plastique aux bidons de peinture, accumulent les eaux de pluie, terrain idéal à la prolifération des insectes porteurs de la maladie.

L'île de Nauru, dans le Pacifique, possède désormais une teinte particuière, résultat du reflet des ordures qui le jonchent, et plus particulièrement des monticules de cannettes de bières vides.

Début

Une « Journée mondiale des Plages » tenue au Venezuela a attiré 25 000 bénévoles :

Mardi 23 septembre 2003 : Une « Journée mondiale des Plages » tenue au Venezuela a attiré 25 000 bénévoles, et a été orientée sur l’enlèvement des déchets de plus de 235 plages et zones marines. Le nettoyage des océans est le centre des préoccupations d’un groupe jeunesse de la Province de Terre-Neuve au Canada. Les participants à la 5e conférence annuelle « Ocean Net », qui aura lieu en octobre, consacreront une journée à nettoyer le littoral des plages locales tandis que des plongeurs feront un examen approfondi des eaux pour déceler les déchets qui pourraient blesser ou tuer la faune. Durant le mois d’avril, le programme canadien « Pitch-In » a vu un nombre considérable de bénévoles y participer, soit 1,5 millions, pour se livrer à des travaux d’embellissement des courants d’eau douce, des milieux sauvages et des zones urbaines.

Nettoyez le Monde est un projet réalisé avec le concours du Programme des Nations Unies pour l’environnement.

De plus amples renseignements sur les activités de Nettoyez le Monde dans des pays spécifiques peuvent être obtenus en contactant : Melissa Hayes ou Monica Knight comme suit : Téléphone : +61 2 9692 0700 Télécopieur : +61 2 9692 0761

Mél : melissa@cleanup.com.au ou monica@cleanup.com

Visitez : Clean up the world Programme des Nations Unies pour l'Environnement, Septembre 2003

Début


Plus de 10 000 m3 de déchets par an sur les plages landaises :

ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU MONDE DU 07.03.03

Depuis des années, Joachim Oyarzabal en voit de toutes les couleurs et de toutes les tailles.

Le directeur adjoint du service environnement du Conseil Général des Landes pourrait faire un inventaire à la Prévert de tous les déchets qui s'échouent sur les 106 kilomètres du littoral landais : du jouet en plastique à la bouteille de gaz américaine, en passant par les bidons grecs, les frigos et les filets de pêche éventrés.

Depuis décembre 2002, on peut y ajouter les boulettes du fioul du Prestige, qui suivent les mêmes courants que les macrodéchets, celui du Portugal, puis la dérive littorale. « Tout le monde balance : la marine marchande, les plaisanciers, les touristes, les pêcheurs », assure l'ingénieur.

Sur les côtes landaises, le plus long ruban de sable d'Europe, entre 10 000 et 14 000 m3 de déchets, quantité variant selon les courants et la météo, sont ramassés chaque année.

Le bois représente 60 % à 70 % des dépôts. « Pour le reste, on retrouve l'équivalent de nos poubelles. Au milieu des années 1990, Jean-Noël Salomon, directeur du laboratoire de géographie physique appliquée de l'université Bordeaux-III, avait cherché à connaître les origines de cette pollution.

La grande majorité, avant la pollution d'origine maritime et celle des estivants, provient des cours d'eau au bord desquels se trouvent des décharges sauvages. A la première crue, tout part à la mer.

Longtemps, on a pensé que les Espagnols étaient les seuls pollueurs de la côte atlantique à cause des nombreuses décharges sauvages situées parfois à même la plage, comme la tristement célèbre décharge de La Corogne, qui n'existe plus aujourd'hui.

« S'ils contribuent toujours indirectement à salir les côtes de l'Aquitaine, les Espagnols ont fait, depuis plusieurs années, d'importants efforts en matière de lutte en amont », souligne M. Salomon.

Son étude a même montré que « la moitié de la pollution était d'origine française ». « Les rivières telles que l'Adour, la Dordogne et l'estuaire de la Gironde déversent aussi leurs déchets dans l'océan », confirme Pierre-Gilles Point, chef de projet dans une société d'ingénierie impliquée dans une opération de ramassage de détritus en mer, initiée par la région Aquitaine.

Depuis cinq ans, la quantité de macrodéchets déversés semble stagner, sans qu'on constate un début de baisse. De plus en plus de mesures sont prises en amont par des collectivités et des associations.

Début

 

Retour