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Gérard LORIDON, Scaphandrier Professionnel depuis 1953...

 

Mémoire sur les Macros Déchets sous marins,

Je persiste à croire que la donne est fausse. Nettoyer un port, ou une côte n'est pas une petite affaire, surtout si l'on veut que les résultats soient véritablement positifs, c'est-à-dire que tous les fonds visités par la suite soient exempte de déchets. Il s'agit en réalité de Travaux sous marins conséquents qui doivent engager des crédits publics dans le cadre de marchés Publics et d'appels d'offres.

Les macro déchets n'ont pas uniquement leurs origines parmi les seuls habitants du littoral, en effet, des milliers de tonnes de macro déchets sont déversés par les fleuves et ceux qui se remettent en activité lors des orages ou des saisons pluvieuses.

Il faut rappeller que tous ce que l'on peut trouver dans la vase d'un port n'est pas toujours neutre. Passons sur les munitions qui y séjournent couramment (au cours d'un chantier, méfiant, j'ai fait relever une bouteille par les Plongeurs Démineurs…elle contenait simplement de l'Hypérite de la guerre de 14 !) Il y a aussi beaucoup de ferraille rouillée et bien coupant.

Ainsi, pour aller au delà de la démarche symbolique d'une opération de nettoyage par les associations (limites liées à la sécurité et à l'appéhension de l'étendue géographique notamment), il va donc établir un cahier des charges.

Et c'est là que le monde des Plongeurs de Loisirs peut intervenir efficacement. Pour sensibiliser les décideurs des collectivités locales littorales, il sera bon de leur faire état de la densité des macro déchets.

Et leurs moyens en ce domaine existent et sont nombreux. Par exemple, fournir des relevés, photos, vidéo toutes activités courantes dans les clubs. Au sein desquels se trouve des photographes et cinéastes qui pour être amateurs, n'en fournissent pas moins, des résultats de haut niveau.

Faire connaître les résultats à la presse locale. Rencontrer des entrepreneurs de Travaux sous marins locaux, Ils ne manquent pas et sont souvent bien connus.

Je tiens à votre disposition une cassette vidéo et le récit d'une opération avec l'association ALADIN de Toulon. Il s'agissait d'une récupération de carcasses automobiles vers le Cap Brun. Le repérage des lieux avait été exécuté par les jeunes plongeurs d'ALADIN. Ainsi qu'un dossier épais avec photographies, points géographiques, inventaire de ce qui était visible, décompte possible. Ainsi que l'assistance surface et plongée.

La Comex avait prêtée, des scaphandres des narghilés, les sacs de renflouements… Les scaphandriers exécutaient les travaux assistés des plongeurs du club. Ce fut un succès. Car croyez moi un tas de 35 voitures, c'est impressionnant.

Les représentants de la Police présents sur place pour relever les plaques minéralogiques et autres numéros, en vue d'une recherche de véhicules volés, étaient, on ne peut plus satisfaits.

Dans cet esprit de partenariat, ma dernière action a été de réunir à l'INPP, des représentants de la FFESSM, son Président en l'occurrence et le Président du SNETI (Syndicat National des entreprises de travaux immergés) des Sapeurs Pompiers et bien naturellement le directeur de l'INPP.

Ayant quitté, lors de l'anniversaire de mes 70 printemps ce théâtre d'opérations, je ne sais ce qu'il en est devenu. Mais il y avait ce jour là des hommes de bonne volonté décidés à voir évoluer le problème des macro déchets sous marins vers une solution pragmatique, légale et réglementaire, et surtout, positive.

Vous pouvez prendre la suite…je vous y engage bien vivement.

Gérard LORIDON

 

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