La captivité est la négation du vivant



L’espérance de vie des cétacés en captivité est 8 fois moindre que dans la nature. Pire, la plupart des cétacés ne survivent même pas à leur capture. En 2003, l’Oceanium avait déjà révélé la mort de tous les dauphins capturés pour un delphinarium espagnol... (voir la news)

La captivité abolit l’identité des êtres vivants.

Ne peut-on, malgré tout, « sacrifier » quelques animaux pour sensibiliser des enfants qui n’auront jamais l’occasion de naviguer, et qui repartiront avec l’envie de sauver les dauphins ? Cet argument est une escroquerie. Car les enfants rêvent de préserver les « clowns en peluche » qu’ils croient être des dauphins, et non les cétacés libres qu’ils ne connaissent pas. Un « dauphin-qui-fait-des-pirouettes-dans-un-bassin » ne donne pas la moindre idée de ce qu’est, réellement, un dauphin. Il n’est que l’ersatz du grand coureur d’océan qu’il était.

Un être vivant ne se définit pas seulement par sa morphologie. Un être vivant existe au travers des RELATIONS qu’il tisse avec sa « famille », avec les autres espèces vivantes, et avec le milieu dans lequel il évolue. En coupant toutes ces relations, la captivité tue l’essence du vivant ! Elle conserve la forme, « l’image », mais ne respecte jamais les comportements : la captivité est la négation du vivant.

Le delphinarium, la pire des éducations à l’environnement.

Plus grave, le delphinarium délivre un faux message : celui d’une nature soumise à nos caprices, une nature-jouet que l’on peut vendre et acheter à notre guise, une nature gérée dans laquelle nous trions « les utiles et les nuisibles ». Le delphinarium contribue à l’acceptation d’un monde sans Nature, à l’image des plages que nous voulons sans goémons et sans puces de mer ! Une Terre de plantations d’arbres qu’on nous présente comme des forêts, de grands canaux au débit contrôlé que l’on fait passer pour des fleuves, de monocultures en guise de prairies. Un monde aux espaces privatisés, cloisonnés, où des animaux sélectionnés sont conservés dans des zoos, pâles arches de Noé d’une diversité révolue...

L’essence du vivant est son imprévisibilité.
On ne le comprend que dans un environnement sauvage, face à des animaux insoumis et libres.

François Sarano
au nom de l’équipe Longitude 181 Nature