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.Aquaculture: Analyse de données
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« L’aquaculture de poissons carnivores se résume à faire une plus value financière aux dépens des écosystèmes, des pêcheurs artisans et des consommateurs les plus pauvres !»

Diaporama : au coeur d'une cage d'élevage de thons rouges

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En 2002, le Total de l'aquaculture en eau douce et en mer était de : 51,4 Mt

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. Plante aquatique
Mollusques (avec coquilles)
Poissons d’eau douce (carpes)
Poissons anadrome (saumons)
Crustacés
Poissons marins
Autres
11,6 Mt
11,8 Mt
21,9 Mt
2,6 Mt
2,1 Mt
1,2 Mt
0,2 Mt

Les plantes et les animaux herbivores (coquillage et carpes) représentent 45,3Mt soit plus de 88% de l’aquaculture mondiale.

Avec moins de 6 millions de tonnes, les poissons marins, poissons anadromes et crustacés ne représentent que 11 % de la production. C’est pourtant l’élevage de ces animaux carnivores qui pose le problème majeur.


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. Les limites naturelles de l’élevage de poissons carnivores.
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En effet, ces poissons et crustacés carnivores sont nourris avec de la farine de poissons sauvages (anchois, sardines, merlan bleu, maquereau, chinchard…), appelés poissons « fourrage » ! Pour simplifier, il faut en moyenne 5 kg (entre 3 kg pour le saumon et 20 kg pour le thon rouge) de poissons sauvages de basse qualité pour faire grossir un poisson carnivore de 1 kg en élevage.

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La farine de poisson est utilisée pour l’élevage des poulets (+ de 55%), du porc (20%), du bétail (8%), l’aquaculture (15 %), et pour des compléments alimentaires pour animaux de compagnies.

Chaque année, dans le monde, on pêche en moyenne 30 millions de tonnes de poissons « fourrage» à utilisation industrielle : farine, huile, engrais. Cette pêche industrielle a atteint les limites soutenables. Dans bien des cas, les stocks sont surexploités… Mais ces prélèvements massifs ont un impact considérable sur l’écosystème sauvage. En effet, tous les grands prédateurs, (morue, merlu, requins, dauphins, oiseaux, otaries…), se nourrissent aux dépens de ses poissons fourrage.

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.Un exemple de la richesse d’un écosystème pélagique non exploité : « Sardine Run »


- Tous ceux qui ont eu la chance de plonger sur la Côte sud-est de l’Afrique du Sud pendant le « Sardine Run » ont pu mesurer l’inimaginable richesse d’un écosystème pélagique qui n’est pas exploitée industriellement. Les sardines nourrissent 350,000 fous du cap, plus de 25,000 dauphins, plusieurs dizaines de milliers de requins cuivres, des centaines de milliers d’autres poissons prédateurs et des milliers de petits pêcheurs. Ces derniers prélèvent à la senne de plage 7,700 tonnes de sardines, chaque année et font vivre des milliers de personnes qui peuvent acheter des sardines et ne pourraient pas s’offrir du poisson carnivore d’aquaculture.

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L'aquaculture de poissons carnivores renforce l’inéquité de la répartition des ressources de la mer :

La « valorisation » des poissons à faible valeur ajoutée (sardine, anchois, anchovetta, merlan bleue) en poisson à forte valeur ajoutée (thon rouge, morue, daurade, bar…), renforce l’appropriation des ressources de la mer par les plus riches aux dépens des plus pauvres et des écosystèmes. En effet, les coûts de production des poissons carnivores d’élevage sont tels que seuls les plus riches peuvent les acheter. Même le saumon, produit à très bas prix, reste inaccessible aux plus pauvres qui, en revanche, pouvaient s’offrir les sardines qui ont servi à nourrir ces mêmes saumons.

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