Le samedi 5 Juillet 2008
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ALERTE Trafic de dauphins
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Administration






ALERTE – Trafic de dauphins !


L’association Longitude 181 NATURE poursuit son combat contre la capture et la détention des dauphins. Elle s’associe à l’Océanium de Dakar, centre ambassadeur de la Charte Internationale du Plongeur Responsable, pour exiger l’arrêt immédiat du projet de « centre de reproduction » de grands dauphins Tursiops truncatus, qui doit s’ouvrir dans l’archipel des Bijagos en Guinée Bissau:


A l’heure actuelle, dans l'archipel des Bijagos en Guinée Bissau, 2 sociétés privées (dont une sud-américaine) semblent avoir obtenu une autorisation de créer un "Centre de reproduction permanent de dauphins". Elles vont pour cela capturer un grand nombre de spécimens (Tursiops troncatus). Leur objectif premier est d'exporter un minimum de 30 dauphins par an (un dauphin coûte 60 000 $ sur le marché des delphinariums). Pourtant, la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction) interdit fermement toute exploitation commerciale des mammifères marins.

L’archipel des Bijagos, où de grands projets de conservations marines sont en cours d’élaboration, est sur le point d’être classé par l’Unesco. Aca Extremo, une des 2 sociétés impliquées a déjà été pointée du doigt par Greenpeace pour un projet similaire en baie d’Acapulco (Mexique).


Lire notre dossier special dans la rubrique Dossiers/Espèces menacées/Cétacés


Nous ne pouvons laisser ce désastre avoir lieu sous nos yeux. Il faut agir au plus vite!

Aidez-nous à faire arrêter ce projet !


Signez la pétition - Faites-la signer autour de vous




L’espérance de vie des cétacés en captivité est 8 fois moindre que dans la nature. Pire, la plupart des cétacés ne survivent même pas à leur capture. En 2003, l’Oceanium avait déjà révélé la mort de tous les dauphins capturés pour un delphinarium espagnol... ( voir news )

La captivité abolit l’identité des êtres vivants.

Ne peut-on, malgré tout, « sacrifier » quelques animaux pour sensibiliser des enfants qui n'auront jamais l'occasion de naviguer, et qui repartiront avec l'envie de sauver les dauphins ? Cet argument est une escroquerie. Car les enfants rêvent de préserver les « clowns en peluche » qu’ils croient être des dauphins, et non les cétacés libres qu’ils ne connaissent pas. Un « dauphin-qui-fait-des-pirouettes-dans-un-bassin » ne donne pas la moindre idée de ce qu’est, réellement, un dauphin. Il n’est que l’ersatz du grand coureur d’océan qu’il était.

Un être vivant ne se définit pas seulement par sa morphologie. Un être vivant existe au travers des RELATIONS qu’il tisse avec sa « famille », avec les autres espèces vivantes, et avec le milieu dans lequel il évolue. En coupant toutes ces relations, la captivité tue l’essence du vivant ! Elle conserve la forme, « l’image », mais ne respecte jamais les comportements : la captivité est la négation du vivant.

Le delphinarium, la pire des éducations à l’environnement.

Plus grave, le delphinarium délivre un faux message : celui d’une nature soumise à nos caprices, une nature-jouet que l’on peut vendre et acheter à notre guise, une nature gérée dans laquelle nous trions « les utiles et les nuisibles ». Le delphinarium contribue à l’acceptation d’un monde sans Nature, à l’image des plages que nous voulons sans goémons et sans puces de mer ! Une Terre de plantations d’arbres qu’on nous présente comme des forêts, de grands canaux au débit contrôlé que l’on fait passer pour des fleuves, de monocultures en guise de prairies. Un monde aux espaces privatisés, cloisonnés, où des animaux sélectionnés sont conservés dans des zoos, pâles arches de Noé d’une diversité révolue.


L’essence du vivant est son imprévisibilité. On ne le comprend que dans un environnement sauvage, face à des animaux insoumis et libres.

François Sarano - au nom de l'équipe Longitude 181 NATURE






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